Interventions

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Mardi 22 juin 2010

Cette proposition est née de la rencontre initiale entre le Foyer SONACOTRA de Roanne et la Compagnie L’AIR DU TEMPS. Elle s’est ensuite nourrie et développée au cours d’échanges successifs, toujours avec la SONACOTRA et les demandeurs d’asile qu’elle accueille mais aussi en inter-action avec ILIMITROF’ COMPAGNY.

Les initiateurs

  • LE FOYER SONACOTRA de Roanne et la Mission AUDA :1000/DMP. A l’origine, les Foyers Sonacotra accueillaient les travailleurs immigrés et a évolué vers l’accueil de publics très variés.La mission AUDA est un conventionnement entre lEtat et la Sonacotra pour l’accueil des demandeurs d’asile politique.
  • L’AIR DU TEMPS. Compagnie de théâtre de marionnettes implantée à Roanne et sa région, organisatrice d’événements  « Festival de l’Enfance » de Charlieu, « Les Bâtisseurs du Siècle » à Mably et responsable d’ateliers et de stages en direction de l’enfance et de public en réinsertion.
  • ILIMITROF’ COMPAGNY : (anciennement compagnie Skénée). Compagnie d’intervention théâtrale tous terrains implantée à Lyon, collectifcréateur de spectacle hors les murs favorisant une relation de proximité avec lespectateur et l’exploration d’espaces de jeu inhabituels, initiatrice de projets avecles habitants et de modules souples d’expression artistique (Les Capharnahôm),responsable d’ateliers et de stages (écriture, théâtre…) en direction des écolesprimaires, structures de réinsertion (GRETA, Association Couleur des Mots..)et culturelles (Théâtre, MJC…)

™Toutes deux reliées par une même volonté de faire se rencontrer des pratiquesartistiques différentes (marionnettes, théâtre, ombres, théâtre de rue…) et demultiplier des occasions de rencontre originale, pour entendre d’autres paroles etéprouver ce qu’une relation humaine recèle de complexité, de difficulté maisaussi de simplicité, de connivence, de sensibilitéElles ont déjà collaboré ensemble dans le cadre de spectacle, d’atelier-théâtre et deprojet culturel.

Objectif

Mise en œuvre d’un projet de création artistique à caractère inter générationnel, multiethnique et pluridisciplinaire à travers la mise en place detrois modules d’intervention :

  • -Module 1 : atelier d’expression dramatique en direction de familles de réfugiés
  • Module 2 : atelier d’expression dramatique en direction d’un groupe de 18participants d’âges et d’origines, de structures et de quartiers différents : jeunes, ados, personnes du 3ème âge issus de maison de quartier, centre social, maison de retraite.
  • Module 3 : atelier d’expression créative par l’objet, la matière, la déco…

L’idée

Création d’un espace « bar cabaret » lieu de passage et d’expression maisaussi de rencontre, d’échanges, de confrontation d’histoires, d’expériencespersonnelles, lieu de convivialité.Lieu qui favorise le plaisir d’être ensemble autour d’un verre, devant unecollation au goût venu d’ailleurs tout en suivant de brefs instants de vie etentendre, une histoire, une chanson, écouter de la musique, être le témoin d’unecourte scène, rire d’une « drôle » de situation…La souplesse du cadre proposé offre la possibilité d’intégrer des propositionsd’interventions très différentes de la part des participants au projet.

Nos intentions

La proposition d’une aventure de création menée simultanément mais encomplicité par 3 groupes différents nous semble répondre à la volonté partagéepar les deux compagnies de :

  • fédérer les initiatives et les désirs d’expression créative des uns et des autres,artistes professionnels et public amateur vers un objectif commun pour créerune véritable dynamique humaine et culturelle sur la ville de Roanne et sarégion
  • établir des passerelles et trouver les points communs derrière les différences degroupes d’hommes et de femmes, de structures, de secteurs géographiques, delieux de vie et d’activité, de démarches et des disciplines artistiques pourencourager et susciter le dialogue, afin qu’il l’emporte un peu plus surl’intolérance par une meilleure connaissance de soi et de l’autre tout en suscitantla prise de parole, la curiosité et l’imaginaire
  • d’inventer avec des personnes qui ne fréquentent pas forcément les lieuxofficiels de la culture, des modes d’expression et de formes artistiques susceptiblesd’être offert en partage à la communauté locale en les invitant à participerchacune et chacun à la mesure et dans le respect de ce qu’il est, de ce qu’il souhaiteet peut exprimer

L’idée d’un espace « bar cabaret » c’est aussi créer un évènement festif etconvivial qui puisse s’inscrire dans plusieurs manifestations comme la Fête dela Musique, la Fête de l’Amitié etc… et s’adapter à plusieurs types de lieux qu’ils sesituent au cœur de Roanne (Théâtre Municipal) ou non (Capitainerie), enpériphérie ou au cœur de communes de la région roannaise (Briennon).C’est donc aussi une occasion de faire découvrir ou re-découvrir des espaces peut-être méconnus et de tisser ou re-tisser des liens entre des collectivités parfoisisolées les unes des autres.

Déroulement

Mise en place de 3 modules d’interventions, 3 types de groupes, 3 formesd’expressions artistiques intégrées dans un même processus de création :

MODULE 1

Le Foyer Sonacotra de Roanne accueille des hommes, des femmes, des enfants en fuite devant la misère, la guerre, des familles en attente d’une régularisation souvent longue à venir. Suite à plusieurs rencontres avec, entre autres, les demandeurs d’asile est né le projet de les inviter à partager une aventure de création.Pour nous, c’est d’abord leur permettre de sortir de leur isolement, d’entrer davantage en contact les unes avec les autres, de susciter de vrais échanges entre ces hommes, ces femmes, ces enfants mais aussi avec une population locale qui n’est pas toujours bien informée. C’est donc une opportunité de mieux faire connaître et faire accepter les différences et de découvrir la richesse de la diversité humaine et culturelle.Nous proposons simplement de mettre au service du groupe (30 personnes)environ) notre savoir-faire artistique, mais aussi notre savoir être pouraccompagner et encourager l’expression créative de chacun et de chacune.Pour concrétiser notre désir de faire se rencontrer ces familles avec la populationlocale, nous avons ensuite imaginé… .

MODULE 2

Il s’agit de former un groupe de 18 participants autochtones issus de génération(jeunes, ado., personnes âgées) et de structure différentes : maison de quartier,centre social, maison de retraite (soit 6 participants par structure)En faisant se côtoyer des personnes d’âge et d’origine sociale différentes, c’est aussiune façon de multiplier les échanges et d’enrichir relations humaines etprocessus de création de multiples visions en ouvrant sur une meilleurecompréhension de soi et des autres.

MODULE 3

Nous souhaitons permettre à un groupe de 9 à 12 personnes qui seraient moinsmotivées par l’expression théâtrale d’intégrer un processus de création grâce à unatelier en rapport avec la transformation d’objets roulants (bus, vélos…) ou non,la matière, la construction d’éléments de décoration, la conception et laréalisation de costumes ou d’accessoires en lien bien sûr avec le projet final.Choisir un objet, le détourner de sa fonction initiale, peindre, bricoler,transformer une étoffe c’est une autre façon de prendre la parole, de laisserparler son imaginaire et de poser un acte de création.L’idée principale serait de re-visiter un bus, d’inventer un univers roulant et deproposer à une partie du public lors des représentations d’être amené au « Bar Cabaret » de façon ludique et poétique.

Fonctionnement

D’octobre à décembre, les séances seront plutôt des temps de rencontres,d’échanges, de connaissance des uns et des autres, ponctuées de courts ateliers desensibilisation à l’expression théâtrale et d’exploration de pratiques artistiquesdifférentes: travail du corps, de la voix, de l’espace, impro, marionnette, théâtred’ombres…Ces séances seront davantage des temps d’écoute et de partage des désirs et despropositions de chacun en rapport avec le cadre de « Bar-Cabaret » proposé.A partir de janvier, les séances seront davantage tournées vers la mise en œuvre duprojet collectif, selon le contenu défini entre participants et intervenants : écritureéventuelle, apprentissage d’un texte, construction d’un personnage, mise enscène…C’est également en janvier que débutera le module 3

Une surprise urbaine

Mardi 22 juin 2010

Après le succès dans de nombreuses villes en France de la journée sans voiture, la Ville de Cergy a décidé de passer à la vitesse supérieure en instaurant une année sans voiture. Cette année sans voiture est une sorte de moratoire, une année sabbatique pour tester, éprouver d’autres moyens de transport, améliorer la circulation, développer de nouvelles voies de communication. Durant l’année, une vaste enquête publique sera menée. Elle visera à recueillir les avis et les idées des habitants de Cergy quant à ces nouveaux moyens de transports et ces nouvelles voies de communications. Cette année sabbatique débute précisément le week-end de “Cergy soit !“. A cet effet, les habitants de Cergy sont invités à tester les nouveaux moyens de transports et les nouvelles voies de communication d’ors et déjà mis en place.Ilimitrof’ Compagny débarque avec ses véhicules à propulsion d’émotion (vélos poétiques, pousse-pousses, triporteurs) et ses “experts-transporteurs”. Accompagné de ces “experts-transporteurs”, le public est invité à embarquer sur ou dans ces véhicules et à se laisser balader, transbahuter sur des chemins de traverse pour une échappée belle et insolite.Chaque “expert-transporteur” a son propre univers, étrange et surprenant, un regard particulier et original sur le monde qui l’entoure. C’est dans ces univers que les spectateurs seront transportés.Il s’agit de jouer avec la polysémie du mot transport et du mot communication. Les habitants de Cergy vont se laisser transportés dans l’imaginaire et être amené à communiquer autrement, car comme le dit Alain: « voyager c’est faire à la fois un mètre ou deux, s’arrêter et regarder un nouvel aspect des mêmes choses. Souvent aller s’asseoir un peu à droite ou à gauche cela change tout et bien mieux que si vous faites cent kilomètres ».

Champs Nocturnes, une aventure franco-chinoise

Mardi 22 juin 2010

Résidence Lyon 7èmeChamps Nocturnes est une occasion amusante et douce de porter un regard différent sur la nuit, de prendre le temps de ce passage vers un retour sur soi pour mieux aller vers l’autre, quelque soit sa nationalité, son âge ou son statut social.

Les objectifs de notre intervention

Ils s’inscrivent dans le cadre d’un travail inter-culturel entre la Chine et la France mené par la compagnie depuis plusieurs années et partagé avec le public lyonnais à travers deux créations franco-chinoises « Interférences Chinoises » et « Quartiers de lune » présentées dans le cadre de « Tout l’monde dehors » au Square Batonnet-Jacquier dans le 7è. Ce travail s’est effectué en partenariat avec les amitiés franco-chinoises, l’association des chinois d’outre-mer l’association des étudiants chinois, Asie-expo favorisant la rencontre et l’échange avec en particulier la population asiatique vivant dans le 7ème mais aussi suscitant entre différents types de publics davantage d’ouverture au dialogue, à la curiosité d’esprit et à une meilleure compréhension de l’autre.Notre présence dans le quartier nous a également permis de nous mettre en contact avec certaines structures comme l’association des commerçants du quartier de la Madeleine, le 6ème continent, l’hôpital St Luc mais aussi de créer des liens avec des habitants.Aujourd’hui, nous souhaitons impliquer et confronter davantage, dans cette expérience de croisement entre cultures, les habitants et acteurs locaux du 7è dans l’élaboration de micro- évènements et d’interventions proposés dans différents lieux de quartier : marchés, bibliothèques, cours et espaces extérieurs de la Cité des Jardins… en rapport avec le thème de la nuit et ce qu’elle évoque. Il va s’agir de :

  • Fédérer les initiatives et les désirs d’expression créatives à travers des ateliers : associer des groupes d’habitants, en particulier de jeunes adultes à la réalisation des éléments scénographiques de notre action : caravane, lit-ambulant, exposition, œuvre calligraphique… - mener un travail d’écriture et d’expression avec un groupe de femmes
  • Faire connaître aux habitants la culture chinoise qui est celle d’une partie de la population résidant dans le 7ème, permettant de développer une meilleure compréhension et une meilleure intégration des différences culturelles en organisant par le biais des bibliothèques des journées d’exposition vivantes (photos, objets, vidéo, musique…) avec intervention d’artistes chinois et français : calligraphie, chanson, contes… et témoignages des habitants (à travers la collecte d’écrits, d’images, d’enregistrements…)
  • Créer la rencontre entre les habitants des Cités des Jardins de Gerland mais aussi avec d’autres acteurs du 7è et permettre l’échange sur un mode plus poétique – Faire connaître davantage ce secteur à l’extérieur et lui permettre de s’ouvrir, de sortir de son isolement tout en permettant aux personnes de se réapproprier leurs lieux de vie en organisant au pied des immeubles des  « veillées » liées à des parcours-sensations dans la nuit en collaboration avec des habitants qui deviendraient « ceux qui invitent »

La réalisation de ces objectifs se fera à travers les dispositifs suivants :

  • ateliers écriture-expression théâtrale avec un groupe de femmes animés par un écrivain et un comédien : 15 heures
  • atelier déco, arts plastiques animé par un plasticien avec un groupe de jeunes adultes : 15 heures
  • organisation de 3 « veillées » dans la Cité des Jardins dans 3 endroits différents
  • réalisation de 3 temps d’expo vivantes (sur 4 ou 5 journées consécutives ) en lien avec les bibliothèques du 7ème avec une demie-journée d’interventions : contes, calligraphie, chansons…
  • collecte de paroles avec la présence de la caravane-impressions de nuit sur des marchés différents – 3  séances
  • recueil de confidences « sur l’oreiller » avec le lit-ambulant installé dans des espaces publics, des jardins ou square – 3 espaces

Avec en finalité Une soirée-événement: comme une Fête en hommage à la nuit, imprégnée des traces laissées par les habitants au cours des différentes actions menées et proposée comme un temps de rencontre et d’échanges.

Partenariats

Partenariats envisagés dans l’élaboration des actions et leur communication :

  • le CIF
  • les éducateurs de prévention
  • les équipes d’insertion
  • les bibiothèques Jean Macé, de Gerland et Guillotière
  • l’association des amitiés franco-chinoises
  • l’association des chinois d’outre mer
  • Mairie du 7è
  • Maison Ravier

Calendrier

  • Mars/avril : mise en place, préparation des actions et coordination avec les partenaires
  • Mai/début juin: déroulement hebdomadaire des ateliers écriture/théâtre et déco, arts plastiques - 5 séances de 3 heures soit un volume d’heures de 15h/atelier
  • Juin : les micro-évènements soit 3 caravanes et 3 lit-ambulant et 3 veillées nocturnes à la Cité des Jardins en alternance
  • Juillet : expo en bibliothèques
  • Soirée-événement ; première quinzaine d’août

Demandes techniques

  • un local abrité et sécurisé d’environ 100 m2 et de plain-pied pour les ateliers déco (entrepôt d’une caravane, remorque, peintures, matériel, branchement électrique, point d’eau, toilette) ; Eventuellement cour extérieure fermée pour travail à l’extérieur.
  • autorisation de stationnement de caravane sur marchés : Jean Macé, Jean Jaurès (près de la Cité) ( endroits à préciser) et branchement électrique 220/16 A
  • autorisation de stationnement de remorque sur espaces publics, jardins ou squares (à préciser)
  • un point d’accueil pour la compagnie

Principe

Il aborde le thème des sensations de nuit : trouver un espace de ressourcement aux antipodes de la sur activité de nos villes qui nous épuise dans l’action. Un état de silence habité et sensible où l’on est plus « à être » qu’ « à faire ». Une porte de passage à cette vacuité indispensable, et pourtant mise en exil aujourd’hui dans notre société.Nous sommes souvent dans une frénésie d’activité.Le soleil se lève en “continu” : les villes sont envahies de lampadaires électriques, de néons, d’enseignes lumineuses. Les magasins sont ouverts 24 /24, les supermarchés livrent chez vous le samedi et le dimanche. Les villes ne s’arrêtent plus, leurs nuits sont “blanches”. Les citadins “éclairés” n’ont guère l’occasion de profiter des rayons de lune et préfèrent souvent ceux des “lampes à bronzer”. Nous vivons dans la lumière crue d’un “éternel printemps” « d’une éternelle activité »Nous allons proposer aux habitants de vivre un voyage de sensation de nuit dans son quartier, sa ville, sa vie.Dans un premier temps en petits groupes et avec l’accompagnement de veilleurs de nuit, les spectateurs seront invités avec humour et douceur, à témoigner, ressentir ce passage du jour à la nuit : collectages de paroles, de sensations lui permettant d’explorer, d’approcher et de pénétrer un territoire plus intérieur, plus intime et un espace propice à la détente, la rêverie : celui d’un monde gouverné par les planètes, la nuit.En amont et parallèlement se dérouleront ateliers et interventions.Dans un deuxième temps, nous organiserons dans la Cité des Jardins une fête de la nuit qui sera le résultat de ces différentes actions et proposera aux habitants de partager et de vivre un moment « hors du temps » sous le ciel nocturne.

  • Une invitation à prendre le temps, à rêver, à aimer, à s’immerger dans une onde de calme, loin de l’agitation de notre monde.
  • Une occasion de retour à soi et à l’autre
  • Une proposition à « être » plutôt qu’à faire, seul parmi les autres, ensemble avec les autres, acteurs ou spectateurs

Mise en action

Il s’agit de mettre en œuvre un projet de création artistique à caractère inter  générationnel international et pluridisciplinaire à travers la mise en place de :

Trois types de modules d’intervention :

Tout au long de l’évènement, ces modules se déplaceront ponctuellement dans le 7ème sur différents lieux  lisibles de vie quotidienne.Ces modules sont à la fois un moment artistique et un moment de collectage et de prise de parole. Ils sont destinés à avoir une lisibilité dans l’espace urbain. Ils seront animés conjointement par des artistes chinois et français

  • la caravane-impressions de nuit est un lieu un peu secret où les habitants entreront pour vivre un moment particulier. C’est à la fois un lieu de collectage où, à la suite d’une parole d’un comédien, d’un morceau de musique ou d’un court film,  ils seront invités à prendre la parole sur leur « impression » de nuit. La parole des habitants sera enregistrée et filmée et servira de base à la soirée-événement.

caravane-impressions.gif

  • Le lit ambulant sur une remorque. Un lit surdimensionné se déplace de lieu en lieu invitant les habitants à s’allonger pour un instant particulier de nuit. Un musicien et un comédien l’aident à vivre ce court moment de calme et de ressourcement poétique où il aura le droit de dormir quelques instants, de faire quelques confidences, de dormir quelques instants. De la même manière, nos plasticiens garderont une trace photographique qui servira de base à l’événement spectacle.

lit-ambulant.gif

  • Des interventions et des ateliers.  Nous proposons ici des interventions interactives d’artistes chinois et français sur le thème de la nuit. Ces interventions sont destinées à frapper l’imaginaire des habitants et à les solliciter : une immense calligraphie est construite sur le sol ou une façade. Avec des pinceaux, les habitants sont sollicités pour apporter leur part subjective à cette œuvre. Des habitants de la cité des Jardins en invitent d’autres au pied de leur immeuble pour partager une collation et une veillée au cours de laquelle ils pourront suivre un de nos sélénites pour repérer les impressions de nuit que sollicite la ville.

Soirée-évènement Cité des Jardins

Cet événement se construira tout au long de la manifestation de « Tout l’ monde dehors ». C’est un moment convivial (danse exposition plastique nourriture…) où les habitants pourront porter un autre regard sur un lieu encore assez mal connu. Elle peut être associée au spectacle de la compagnie « Impressions de Nuit » résultat de son travail de recherche en Chine, et proposé dans le cadre de la programmation de « Tout l’Monde Dehors » .

La philosophie

Le mot philosophie (du grec ancien φιλοσοφία, composé de φιλεῖν, « aimer » et σοφία, « la sagesse, le savoir », c’est-à-dire littéralement : « l’amour de la sagesse » ou « l’amour du savoir ») désigne une activité et une discipline existant depuis l’Antiquité et se présentant comme un questionnement, une interprétation et une réflexion sur le monde et l’existence humaine, ou encore comme un savoir systématique. Différents buts peuvent lui être attribués, de la recherche de la vérité, et de la méditation sur le bien et le beau, à celle du sens de la vie, et du bonheur, mais elle consiste plus largement dans l’exercice systématique de la pensée et de la réflexion. Ancrée dès ses origines dans le dialogue et le débat d’idées, la philosophie peut également se concevoir comme une activité d’analyse, de définition, de création ou de méditation sur des concepts.

À la différence des sciences naturelles, des sciences formelles et des sciences humaines, auxquelles elle est intimement liée par son histoire, la philosophie ne se donne pas un objet d’étude particulier et unique. On trouve toutefois au sein de la philosophie des domaines d’étude distincts, tels la logique, l’éthique, la métaphysique, la philosophie politique et la théorie de la connaissance. D’autres disciplines se sont jointes, dans l’histoire, à ces branches fondamentales de la philosophie, comme l’esthétique, la philosophie du droit, la philosophie des sciences (appelée aussi épistémologie), la philosophie de l’esprit, l’anthropologie philosophique, ou la philosophie du langage.

Étymologiquement, « philosophia » n’est pas une construction moderne à partir du grec1, mais bien un mot de la langue grecque elle-même, depuis l’Antiquité. Les termes φιλόσοφος (philosophos) et φιλοσοφεῖν (philosophein) apparaissent en quelques occurrences chez les penseurs présocratiques2 HéracliteAntiphonGorgias et Pythagore, mais aussi chez d’autres penseurs contemporains de Socrate, commeThucydide ou Hérodote. D’après un écho d’Héraclide du PontPythagore serait d’ailleurs le premier penseur grec à s’être qualifié lui-même de « philosophe3 ». Toutefois, c’est la pratique qu’en fait Socrate, dans les dialogues de Platon (où l’on trouve un usage abondant du mot), qui fixera le type de recherche et de questionnement en quoi consiste encore aujourd’hui la philosophie4.

Le terme est composé des mots « ami » (philos) et « sagesse, savoir » (sophía), la « philosophie » signifiant ainsi : « amour de la sagesse » ou « amour du savoir ». La philosophie est à plusieurs reprises définie par Platon comme étant en opposition avec les désirs « humains » :philo-hèdonos (amour du plaisir), philo-sómatos (amour du corps), ou philo-nikos (amour de la victoire). Pour lui, elle s’exerce plutôt dans la partie « plus qu’humaine » des êtres humains, c’est-à-dire dans une pratique purement intellectuelle, et elle est synonyme de φιλομαθια (philomathia) : « amour de la connaissance5 ». Par ailleurs, elle est une tension vers un savoir ou une sagesse que l’on ne possède pas, et en ce sens elle relève d’un désir permanent : ainsi, Socrate, lors de son procès rapporté dans l’Apologie de Socrate, affirme être « ami de la sagesse », et non pas « sage6 ». C’est ce qui l’amène à trouver dans sa condamnation à mort une chance ultime de séparation de son corps (proprement humain) et de son âme (proprement intellectuelle), cette âme pouvant alors peut-être contempler le savoir après la mort (voirPhédon).

« Désir de connaître et amour du savoir, ou philosophie, c’est bien une même chose ? »

— Platon, La République, II, 376b

La philosophie contemporaine, issue d’une tradition multiple, se présente sous des formes variées : tradition herméneutique et postkantienne en Allemagne, philosophie analytique dans les pays anglophones et dans une grande partie de l’Europe, tradition phénoménologique en Europe continentale7. Certains remettent fortement en cause la tradition philosophique et ses présupposés telle la philosophie féministe, la déconstruction de Derrida ou de Heidegger. Ces courants forment autant de pratiques différentes et d’opinions divergentes sur la nature de la philosophie, qui interdisent de donner une définition unique acceptable par tous. S’il y a aujourd’hui plusieurs traditions philosophiques, aucune ne peut prétendre résumer l’activité philosophique à elle seule, ni décrire l’activité philosophique de façon consensuelle.

Les difficultés à définir la philosophie sont en outre de nature épistémologique, car il est difficile de délimiter rigoureusement méthodes, thèmes et objets de la philosophie. Historiquement, elle a pu en effet s’inspirer d’autres disciplines (des mathématiques, voire dessciences positives). Pourtant, elle n’a jamais réussi à développer une méthode ou un ensemble de méthodes qui auraient réussi à s´imposer parmi les philosophes (comme la méthode expérimentale s’est imposée en physique et en chimie par exemple). En outre les amalgames entre la philosophie et d’autres disciplines sont de plus favorisés par une tradition de philosophes aux intérêts très divers. Ainsi Aristote aura été aussi bien logicien, que philosophe ou naturaliste. Déterminer le philosophe par sa fonction sociale n’est donc pas aisé. La plupart des activités autrefois appartenant à la discipline sont devenues aujourd’hui autonomes (psychologie, sciences naturelles, etc.), et la part propre de la philosophie s’est réduite.

Mais il est également délicat de déterminer l’essence de la philosophie, soit parce que son statut dans la société est lui-même difficile à cerner, soit qu’elle a été ramenée à d’autres disciplines apparemment proches. Dès l’Antiquité, par exemple, Socrate était confondu dans Les Nuées d’Aristophane avec les sophistes, que Platon nous présente pourtant comme ses adversaires dans ses dialogues. Et même sans tomber dans un quelconque pathos du philosophe incompris par ses contemporains, on peut se demander quelle est sa fonction dans la société. En tant que discipline théorique, son intérêt semble limité parce qu’elle est sans portée pratique et sans fondements scientifiques. En tant que recherche de la sagesse, elle s’adresse à l’individu plus qu’à la communauté.

Malgré les difficultés que comporte cette entreprise, il est possible de distinguer certaines grandes caractéristiques positives de la méthode philosophique. La philosophie se comprend comme un travail critique. C’est une de ses définitions les plus courantes. Cette critique n’est cependant jamais purement et simplement négative. Elle a pour but de créer de nouvelles certitudes et de corriger les fausses évidences, les illusions et erreurs du sens commun ou de la philosophie elle-même. Socrate, par exemple, interrogeait ses contemporains et les Sophistes afin de leur montrer leurs contradictions et leur incapacité à justifier ce qui leur semblait évident11. Descartes12 est à l’époque moderne le meilleur représentant de cette conception de la philosophie, car, selon lui, seul un doute radical et général pouvait être le fondement d’une pensée parfaitement rigoureuse et indubitable.

La philosophie est souvent caractérisée comme un travail sur les concepts et notions, un travail de création de concepts permettant de comprendre le réel, de distinguer les objets les uns des autres et de les analyser, mais aussi un travail d’analyse des concepts et de leurs ambiguïtés13. Elle a très tôt14reconnu les problèmes que posent les ambiguïtés du langage. De nos jours la philosophie analytique donne elle aussi une grande place à ce problème.

En outre, à la différence des sciences, la délimitation des méthodes et du domaine de la philosophie fait partie de la philosophie elle-même. Chaque penseur se doit d’indiquer quels problèmes il souhaite éclairer, et quelle sera la méthode la plus adaptée pour résoudre ces problèmes. Il faut en effet bien voir qu’il y a une unité profonde des problèmes philosophiques et de la méthode philosophique. Il ne faut donc pas voir l’instabilité des méthodes et des thèmes philosophiques comme une faiblesse de la discipline, mais plutôt comme un trait caractéristique de sa nature. Ainsi, la philosophie est une sorte de retour critique du savoir sur lui-même, ou plus précisément une critique rationnelle de tous les savoirs (opinionscroyances, art, réflexions scientifiques, etc.), y compris philosophiques - puisque réfléchir sur le rôle de la philosophie c’est entamer une réflexion philosophique15.Cette résidence est pour nous l’occasion de présenter un événement à double détente (les modules et la soirée) qui s’inscrit réellement dans la vie des habitants du 7ème.Il a aussi pour but d’amener les habitants de Lyon à mieux connaître le lieu de Gerland quartier en devenir.Notre action s’appuie à la fois sur une base d’artistes chinois et français qui ont le même souci de faire partager leur culture et proposer peut être un point de vue un peu différent sur le monde.Nous nous appuierons évidemment aussi sur l’énergie vivante des habitants et des associations du VIIe arrondissement qui est très repéré pour sa communauté asiatique.La succession de petits évènements est une manière de créer une véritable dynamique conduisant directement à la soirée événement. C’est l’articulation de ces évènements et leur lisibilité tout au long du déroulement de « Tout l’ monde dehors » qui permettra d’amener un public impliqué dans la soirée événement de clôture.


Ilimitrof Compagny - http://www.ilimitrof.net